Le curage sélectif : L’expertise d’ELAN au service de l’économie circulaire
- calafon
- il y a 4 jours
- 4 min de lecture
Dans tout projet de réhabilitation ou de déconstruction, le curage sélectif constitue une étape clé. Il permet de déposer soigneusement les matériaux et équipements à fort potentiel de réemploi avant le démarrage des travaux lourds, dans le but de maximiser leur réemploi futur.
Chez ELAN, cette phase n’est pas considérée comme une simple opération préparatoire : elle est un levier stratégique d’économie circulaire et de réduction carbone. Grâce à notre méthodologie d’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage (AMO) Économie Circulaire, nous aidons nos clients à transformer ce moment en opportunité, en fixant des objectifs ambitieux de valorisation et de réemploi.
Une méthodologie éprouvée
Notre approche s’articule autour de quatre étapes principales.
Nous commençons par définir l’ambition du curage sélectif, en réalisant le diagnostic réglementaire PEMD (Produits, Équipements, Matériaux et Déchets) avec un focus sur les ressources réemployables, en étudiant les diagnostics amiante et plomb, et en identifiant les filières de reprise pour le réemploi ex situ, tout en analysant les possibilités de réemploi in situ.
Vient ensuite l’étude de faisabilité, où nous confirmons les filières mobilisables, définissons les modalités de revente des matériaux et intégrons les contraintes organisationnelles de chantier.
Nous accompagnons nos clients dans la consultation des entreprises de curage en intégrant des clauses spécifiques au réemploi dans le marché de curage et en les aidant à sélectionner les opérateurs compétents.
Nous assurons le suivi de chantier, en sensibilisant le cureur au lancement du chantier et en contrôlant l’atteinte des objectifs tout au long de l’opération. Et nous clôturons la mission par un bilan qualitatif et chiffré sur les performances en matière d’économie circulaire sur lequel notre client peut réellement s’appuyer pour répéter les bonnes pratiques sur ses autres opérations.
Des opérations de curage à fort impact environnemental
Plusieurs chantiers majeurs s’apprêtent à démarrer, illustrant la diversité de nos interventions et des objectifs visés.
À Noisiel, la déconstruction d’un bâtiment de bureaux de 19 000 m² vise 15 % de réemploi en masse et 90 % de valorisation matière sur l’ensemble du curage et de la démolition. Les matériaux ciblés incluent, en ex situ, du faux plancher technique, des cloisons vitrées, des sanitaires, de la moquette, des ballons ECS, des nourrices, des portes, des urinoirs, des faux plafonds métalliques, des gravillons, des stores et des brise-soleil. En in situ, les gisements réemployés seront notamment des portes, dalle béton gravillonnée, de la terre végétale, des chemins de câbles, des vidoirs, des BAES et des barres d’appui.
À Montrouge, la rénovation d’un immeuble de bureaux de 10 000 m² vise 45 % de réemploi en masse et 92 % de valorisation matière. Le potentiel de réemploi in ou ex situ couvre des équipements techniques comme des ventilo-convecteurs, drycoolers, groupes froids, ainsi que de la moquette, des stores, des cloisons vitrées, des transformateurs, des sanitaires, des portes, des centrales de traitement d’air, un groupe électrogène, des caméras, des climatiseurs et des éclairages.
À Paris 8e, le curage d’un plateau de bureaux sur trois étages après le départ d’un locataire vise 10 % de réemploi et 70 % de valorisation matière. Les matériaux à réemployer comprennent des cloisons vitrées, des portes, des faux plafonds, des sanitaires, des éclairages, une banque d’accueil, des chemins de câbles, des câbles, des BAES et de la moquette.
À Boulogne-Billancourt, le curage prépare la rénovation légère de 18 000 m² comprenant des espaces de bureaux, un RDC en rue couverte, un restaurant interentreprises et un business center. Les objectifs fixés sont de 10 % de réemploi et 90 % de valorisation matière, avec un réemploi prévu de cloisons vitrées et pleines, de portes, de stores, de sanitaires, de moquette et de PVC.
Ces chantiers démontrent qu’avec un accompagnement expert, il est possible d’atteindre des niveaux élevés de performance environnementale, quelle que soit la typologie ou l’ampleur du projet.
Un levier concret de réduction carbone et de sobriété
Le curage sélectif contribue directement à limiter l’empreinte carbone des projets immobiliers. Chaque matériau réemployé, qu’il soit réutilisé sur place ou envoyé vers une filière de réemploi, évite la production et le transport d’un équivalent neuf, réduisant ainsi les émissions liées à la fabrication et à la logistique. De plus, en maximisant la valorisation matière, nous réduisons la part de déchets envoyée en enfouissement ou en incinération, limitant l’impact environnemental global du chantier.
Dans un contexte où la sobriété et la réutilisation des ressources deviennent des impératifs, cette démarche s’inscrit pleinement dans les objectifs de transition écologique du secteur immobilier. Elle répond également aux attentes croissantes des maîtres d’ouvrage, utilisateurs et investisseurs, qui souhaitent inscrire leurs projets dans une logique d’économie circulaire crédible et mesurable.

Un avant/après d'une opération de curage de 2023
Conclusion
Chez ELAN, nous faisons du curage sélectif un outil stratégique au service de l’économie circulaire. Notre rôle est de transformer une étape souvent perçue comme technique et préparatoire en un levier concret de réemploi, de valorisation et de réduction carbone.
Si vous avez un projet de curage ou souhaitez explorer le potentiel de réemploi et de valorisation matière de vos bâtiments, nous serons heureux d’échanger avec vous pour identifier les solutions les plus adaptées.
Contact commercial :
Dominique EL HAGE
Commentaires