• Camille BERTIN

Une construction éphémère enthousiasmante : la Terrasse de la Maison des Canaux

Mis à jour : 11 janv. 2019

En backstage avec Aurélie despretz


Aujourd'hui, nous interviewons Aurélie, qui a suivi et piloté la réalisation de la terrasse des Canaux pour Bouygues Bâtiment Île-de-France Ouvrages Publics.



« Pédaler pour faire des smoothies bio c’est bien, construire un projet en réemploi c’est mieux ! »



Peux-tu nous dire ce qui a donné lieu au projet ?


A.D : Pendant la semaine du développement durable cette année nous avions envie de mener une action qui ait du sens par rapport à notre activité de constructeur. Et pour aller encore plus loin nous avions envie de réaliser cette action pour et avec l’un de nos clients.


Lorsque nous avons proposé à la Ville de Paris un projet de nettoyage des rues, la ville a voulu voir plus grand et nous a redirigé vers Les Canaux, la maison des économies solidaires et innovantes. Un concours d’architectes était en cours pour concevoir une terrasse éphémère de 170 m². L’association nous a alors proposé d’intégrer l’équipe pour y apporter nos compétences et nos matériaux.



Parles-nous du déroulé de ce projet ?


A.D : Nous avons intégré le jury de sélection des équipes d’architectes. Un appel d’offre avait déjà été lancé par la Maison des Canaux. Ils avaient reçu 5 propositions de projets et nous en avons sélectionné deux pour l’oral. Nous nous sommes appuyés sur les critères d’esthétisme, d’originalité, de végétalisation et bien entendu, de sourcing des matériaux. C’est le projet d’EDIBULLES, proposé par l’architecte Myrtille FAKHREDDINE et le jardinier urbain Cédric DEROUIN qui nous a le plus séduit de par son originalité et son intégration dans l’environnement avec ses grands hublots végétaux. De plus, l’équipe avait déjà sourcé une partie des matériaux et elle avait prévue de préfabriquer les modules en bois à partir de caisses de transport disponibles sur St Nazaire.


Le timing global était très serré, seulement deux mois se sont écoulés entre notre rencontre avec la Maison des Canaux et la fin du montage de la terrasse.



Seulement 2 mois ? Qu’est-ce que Bouygues Bâtiment Île-de-France Ouvrages Publics a su faire, en si peu de temps ?


Nous avons activement participé au sourcing des matériaux pour la toiture. Le but était de remplacer certains matériaux de la conception architecturale initiale par des matériaux plus locaux, issus de nos chantiers. Par exemple, nous avons proposé la réutilisation d’une bâche de protection de façade pour réaliser les brises soleil plutôt que la toile de bateau, initialement prévue.



Une fois que nous avons trouvé les matériaux sur lesquels faire des variantes, il a fallu faire évoluer la conception technique (par exemple le système d’accroche des bâches a dû être modifié car elles étaient plus lourdes que les voiles de bateaux prévues).



Qu’est-ce qui t’a le plus plu, dans cette aventure ?


A.D : ce projet a donné lieu à un vrai travail d’équipe ! Même si le projet était éphémère, toutes les directions de Bouygues Bâtiment Île-de-France Ouvrages Publics ont été mises à contribution (la direction technique, les achats, les travaux, le juridique, la communication…). Le projet était très enthousiasmant et cela s’en ressentait réellement parmi les partenaires.



Tous les acteurs avaient une réelle envie de contribuer à ce projet porteur de sens.




L’entraide était omniprésente, que ce soit pour aller récupérer les différents matériaux sur les chantiers, ou pour remanier les éléments de conception ! A la fin du chantier, Cédric DEROUIN, le jardinier concepteur, a même récupéré les chutes de bâches et de lisses de garde-corps tandis qu’un collaborateur Bouygues récupérait quelques pieds de tomates en trop !


Franchement je n’ai qu’une envie : c’est de recommencer !



Dernière question pour toi Aurélie : sur LinkedIn, vous avez annoncé le démantèlement de la terrasse et le recyclage : Peux-tu nous dire où sont les matériaux maintenant ?


A.D : Tous les matériaux ont trouvé un exutoire. Les matériaux de chantier réutilisables, comme les lisses de garde-corps ou les bastaings en bois, sont repartis sur nos chantiers. Les bandes de bâche et les modules en bois sont quant à eux repartis à St Nazaire, pour servir d’objets à l’aménagement urbain de la ville.





Merci Aurélie pour ton retour d’expérience. On te souhaite de trouver pleins de nouveaux projets sur lesquels œuvrer !


#Projet #Economiecirculaire #experience