• Noémie Colleu-Muret

L’ECONOMIE CIRCULAIRE AU SERVICE DE LA RÉSILIENCE ET DE LA CRÉATION DE VALEUR


Retour de vacances : on fait notre bilan carbone ?


Avion, voiture, repas à emporter (sur emballés, évidemment !) dans les gares et aires d’autoroute, bien manger, bien boire, « faire plaisir aux enfants »… On a beau faire des efforts toute l’année pour limiter notre empreinte carbone, les vacances sont souvent fatales. Car derrière cette quête de bonheur se cachent de puissantes normes sociales qui nous dictent d’échapper à notre quotidienneté affadie tout en consommant sans compter.

Rassurez-vous, ces normes ne sont que les fruits de nos pratiques et il ne tient qu’à nous de les faire évoluer.


A l’image de nos pratiques individuelles, nos méthodes de travail et notre façon d’aborder les projets immobiliers doivent (et peuvent !) évoluer. 



Pourquoi changer ?


Car les défis majeurs de notre siècle, tant économiques, sociaux, qu’environnementaux, nous poussent à repenser notre modèle en développant notre résilience



" La résilience désigne la capacité des êtres et des systèmes socio-écologiques

à absorber des chocs et à se transformer. "


Petit traité de résilience locale,

Agnès SinaI Raphael Stevens, Hugo Carton et Pablo Servigne


Plutôt que de faire face, elle nous invite à nous adapter. A regarder vers l’avenir, tenter d’anticiper au mieux ces changements et surtout questionner notre modèle de société pour identifier les pistes d’adaptation à déployer. 



A l’occasion de Cities to Be les 12 et 13 septembre 2019, nous aurons l’opportunité de vous présenter nos derniers retours d’expérience en économie circulaire, biodiversité et biomimétisme.

Cities to be, c’est le rendez-vous où se retrouvent les professionnels animés par la même volonté : œuvrer pour des villes respectueuses de l’environnement, inclusives et résilientes – en France, en Europe et partout dans le monde !



L’économie circulaire est une des réponses pour développer la résilience de nos projets et des territoires dans lesquels ils s’inscrivent. Le monde de l’immobilier s’en saisit peu à peu. Des initiatives croient çà et là au sein des projets, avec plus ou moins de ferveur. 



S’attaquer à la partie immergée de l’iceberg : le réemploi et la réutilisation


C’est le premier niveau d’action possible, celui où l’on s’attache à la gestion des produits en fin de vie. Le réemploi et la réutilisation dans le bâtiment sont des activités créatrices de valeur ajoutée et de formation. S’accompagne avec leur développement une évolution des regards sur les matériaux et produits de seconde vie ; car non, le réemploi, la réutilisation et la réparation ne sont pas que des pratiques du « bled ». 


Leur développement - soutenu par la création de nouvelles filières professionnelles - font progressivement évoluer la notion de valeur pour considérer les aspects environnementaux et sociétaux au même rang que l’aspect économique. 


Cette approche de la fin de vie des matières et produits est nécessaire, mais elle suppose d’être dépassée pour accompagner en profondeur la transition du modèle de consommation. 



Modifier nos méthodes en profondeur : une approche holistique des enjeux environnementaux


Le deuxième niveau d’action s’attaque à la partie submergée de l’iceberg : comment changer en profondeur nos pratiques pour renforcer la résilience de nos projets et de nos territoires ? 

Aérog'art des Invalides, Paris 7e - Nexity & Emerige : à horizon 2025, un centré dédié à l'Art et l'Artisanat Français viendra s'installer dans l'aérogare des Invalides. Pour ce projet d'exception, Elan a mis la résilience au cœur de son approche environnementale, et l'économie circulaire fut l'un des pistes privilégiées pour répondre aux enjeux du changement climatique, à l'extraction des ressources et aux inégalités sociales et territoriales.



Ancrage local, frugalité et inclusivité sont les valeurs essentielles de l’approche environnementale que nous développons chez Elan – elles entrent en parfaite résonance avec l’économie circulaire.


En intégrant les projets le plus en amont possible, nous développons avec l’équipe une programmation et des ambitions environnementales qui répondent aux spécificités locales. Notre approche globale apporte un regard critique, prospectif et constructif sur les usages (évolution des comportements, mixités, foisonnement pour maximiser les usages de nos constructions) et sur la gestion des flux dans une logique de préservation des ressources (locales et globales). L’ensemble s’intégrant dans une logique affirmée de création de valeur (ressource immatérielle, utilité sociale, redistribution).



Pour en savoir plus sur ces deux niveaux d’action, retrouvez-moi le 12 septembre à 15h00 au Carré Pitch de Cities to be !